LE MEMORIAL DE SAINTE-HELENE – 26/12/1815

DRAPEAU DU MOUVEMENT BONAPARTISTE

MOUVEMENT BONAPARTISTE

TOUT POUR ET PAR LE PEUPLE
« Pour l’Honneur de la France, pour les intérêts sacrés de l’Humanité »
(Napoléon le Grand, 17 ventôse an VIII – samedi 8 mars 1800)

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Aigle_Empire_MOUVEMENT BONAPARTISTE

Mardi 26 décembre 1815.

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MA CONVERSATION AVEC UN ANGLAIS

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L’Empereur a continué à être indisposé.

Un des Anglais, dont la femme avait été refusée hier à la suite de l’amiral, est venu me rendre visite ce matin, dans l’intention d’essayer une nouvelle et dernière tentative pour parvenir à Napoléon. Cet Anglais parlait très bien le français, ayant demeuré en France pendant toute la guerre. C’était un de ceux connus dans le temps sous le nom de détenus ; un de ceux qui, venus en France comme voyageurs, s’y trouvèrent arrêtés par le Premier Consul, lors de la rupture du traité d’Amiens, en représailles de ce que le gouvernement anglais avait, suivant sa coutume, saisi nos bâtimens marchands avant de nous déclarer la guerre. Cette circonstance causa une longue et vive discussion entre les deux gouvernemens, et empêcha même, durant toute la guerre, un cartel d’échange. Les ministres anglais s’obstinèrent à ne vouloir pas regarder leurs compatriotes arrêtés comme des prisonniers, dans la crainte que ce ne fût une renonciation implicite à leur espèce de droit de piraterie. Toutefois, cette obstination de leur part valut une longue captivité à leurs compatriotes ; ils ont été retenus en France plus de dix ans : c’est l’absence du siège de Troie, aussi longue, aussi pénible, mais moins glorieuse.

Cet Anglais était beau-frère de l’amiral Burton, qui venait de mourir, commandant la station de l’Inde. Cette circonstance pouvait lui donner quelques rapports directs avec les ministres, à son arrivée en Angleterre ; il pouvait avoir été choisi par l’amiral pour y rendre bien des choses qui nous concernent ; je n’ai donc pas refusé la conversation, je l’ai même prolongée. Elle a duré plus de deux heures, toute calculée de ma part sur ce qu’il pouvait redire à l’amiral, répéter au gouvernement ou dans les cercles en Angleterre. J’en fais grâce ; on n’y trouverait que l’éternelle récapitulation de nos reproches et de nos griefs, la fastidieuse répétition de nos plaintes et de nos douleurs ; ce serait encore et toujours la violation des droits estimés les plus sacrés ; l’outrage fait à notre bonne foi ; l’arrogance, l’impudeur, les plus basses insultes du pouvoir, etc. J’ai particulièrement appuyé ici sur les mauvais traitemens qu’on nous faisait éprouver ici ; sur le travers d’esprit de celui qui tenait ici nos chaînes. « Sa gloire, disais-je, n’est pas de nous soumettre, mais bien plutôt de nous satisfaire. Il devrait nous faire oublier à force d’égards toute la rigueur et les injustices de la politique. Rechercherait-il la réprobation des hommes, lorsque sa bonne fortune le conduisait à mêler noblement son nom à celui de l’homme du temps, du héros de l’histoire ? Objecterait-il ses instructions ? Mais encore, dans nos mœurs européennes, l’honneur est là pour les interpréter convenablement, etc., etc.

Mon Anglais m’a écouté avec beaucoup d’attention ; il a montré même parfois un intérêt marqué, approuvant fort plusieurs de mes observations ; mais aura-t-il été sincère, et ne tiendra-t-il pas à Londres un langage tout à fait différent ?

Chaque fois qu’un bâtiment arrive de Sainte-Hélène en Angleterre, les papiers publics présentent aussitôt sur les captifs de Longwood des relations infidèles, absurdes, qui doivent nécessairement les rendre ridicules à la masse du public. Comme nous nous en exprimions ici avec amertume, des Anglais honnêtes et distingués nous dirent : « Ne vous y méprenez pas, ces injures ne viennent pas sans doute de nos compatriotes qui vous visitent ici ; mais bien de nos ministres à Londres ; car aux excès et à la violence du pouvoir, l’administration qui nous gouverne aujourd’hui joint toute la petitesse des intrigues les plus basses et les plus viles ».

A propos mouvementbonapartiste

JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE 6 février 2010 1016 - * Déclaration à la préfecture de Meurthe-et-Moselle. MOUVEMENT BONAPARTISTE Objet : défendre, faire connaître et étendre les principes et valeurs du Bonapartisme. Il s’appuie sur l’adhésion populaire à une politique de redressement conjuguant les efforts des particuliers, associations et services de l’État. Le mouvement défend les principes bonapartistes sur lesquels il est fondé, et qui régissent son fonctionnement intérieur. Il défend également la mémoire de Napoléon le Grand, ainsi que celle de Napoléon III et de leurs fils, Napoléon II et Napoléon IV. Il reconnait Napoléon IV comme ayant régné sans avoir gouverné, en vertu du plébiscite de mai 1870. Le mouvement ne reconnait pas d’empereur après 1879, en vertu de l’absence de plébiscite. Républicain, il privilégie le bonheur, les intérêts et la gloire des peuples, et n’envisage de rétablissement de l’Empire que si les fondements en sont républicains et le régime approuvé par voie référendaire.
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