LE MEMORIAL DE SAINTE-HELENE – 25/12/1815

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 MOUVEMENT BONAPARTISTE

TOUT POUR ET PAR LE PEUPLE
« Pour l’Honneur de la France, pour les intérêts sacrés de l’Humanité »
(Napoléon le Grand, 17 ventôse an VIII – samedi 8 mars 1800)

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Aigle_Empire_MOUVEMENT BONAPARTISTE

Lundi 25 décembre 1815.

*

L’EMPEREUR SOUVENT BLESSE DANS SES CAMPAGNES

COSAQUES

JERUSALEM DELIVREE

*

L’Empereur, qui n’avait pas été bien la veille, a continué d’être indisposé, et a fait prévenir qu’il ne pourrait pas recevoir les officiers du 53e ainsi qu’il l’avait fixé. Vers le milieu du jour il m’a fait appeler, et nous avons relu quelques chapitres de la campagne d’Italie. Je comparais celui de la bataille d’Arcole à un chant de l’Iliade.

Quelque temps avant l’heure du dîner, nous nous trouvions réunis autour de lui dans sa chambre ; on est venu nous dire que nous étions servis ; il nous a renvoyés ; je sortais le dernier, il m’a retenu. « Restez, m’a-t-il dit, nous dînerons ensemble ; nous sommes les vieux, laissons aller les jeunes : nous nous tiendrons compagnie ». Puis il a voulu s’habiller, « ayant l’intention, disait-il, de passer dans le salon après son dîner ».

En faisant sa toilette, il passait sa main sur sa cuisse gauche, où se voyait un trou considérable ; il y enfonçait le doigt en me le montrant significativement, et voyant que j’ignorais ce que ce pouvait être, il m’a dit que c’était le coup de baïonnette qui avait failli lui coûter la cuisse au siège de Toulon. Marchand, qui l’habillait, s’est permis d’observer qu’on le savait à bord du Northumberland ; qu’un des hommes de l’équipage lui avait dit, lorsqu’on y arriva, que c’était un Anglais qui, le premier, avait blessé notre Empereur.

L’Empereur prenant alors ce sujet, disait qu’on avait généralement admiré et prôné le rare bonheur qui le tenait comme invulnérable au milieu de tant de batailles. « Et l’on était dans l’erreur, ajoutait-il, seulement j’avais toujours fait mystère de tous mes dangers ». Et il a raconté qu’il avait eu trous chevaux tués sous lui au siège de Toulon ; qu’il en avait eu plusieurs tués ou blessés dans ses campagnes d’Italie, trois ou quatre au siège de Saint-Jean-d’Acre. Qu’il avait été blessé maintes fois : qu’à la bataille de Ratisbonne, une balle lui avait frappé le talon ; qu’à celle d’Essling ou de Wagram, je ne saurais dire laquelle, un autre coup de feu lui avait déchiré la botte, le bas et la peau de la jambe gauche ; en 1814, il avait perdu un cheval et son chapeau à Arcis-sur-Aube, ou dans son voisinage ; et après le combat de Brienne, en rentrant le soir à son quartier général, triste et méditatif, il se trouva chargé inopinément par des Cosaques qui avaient passé sur les derrières de l’armée ; il en repoussa un de la main, et se vit contraint de tirer son épée pour sa défense personnelle ; plusieurs de ces Cosaques furent tués à ses côtés. « Mais ce qui donne un prix bien extraordinaire à cette circonstance, disait-il, c’est qu’elle se passa auprès d’un arbre que je considérais en cet instant, et que je reconnaissais pour être celui au pied duquel, durant nos récréations, à l’âge de douze ans, je venais lire la Jérusalem délivrée ». C’était donc là que Napoléon avait éprouvé sans doute les premières émotions de la gloire !

L’Empereur répétait qu’il avait été très souvent exposé dans ses batailles ; mais on le taisait toujours avec le plus grand soin. Il avait recommandé, une fois pour toutes, le silence le plus absolu sur toutes les circonstances de cette nature. « Quelle confusion, quel désordre n’eussent pas résulté du plus léger bruit, du plus petit doute touchant mon existence ! disait-il. A ma vie se rattachait le sort d’un grand empire, toute la politique et les destinées de l’Europe ! »

Cette habitude, du reste, de tenir ces circonstances secrètes, faisait, ajoutait-il en ce moment, qu’il n’avait pas songé à les relater dans ses campagnes ; et puis elles étaient aujourd’hui presque hors de sa mémoire ; ce n’était plus guère, disait-il, que par hasard et dans le cours de ses conversations qu’elles pouvaient lui revenir, etc., etc.

A propos mouvementbonapartiste

JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE 6 février 2010 1016 - * Déclaration à la préfecture de Meurthe-et-Moselle. MOUVEMENT BONAPARTISTE Objet : défendre, faire connaître et étendre les principes et valeurs du Bonapartisme. Il s’appuie sur l’adhésion populaire à une politique de redressement conjuguant les efforts des particuliers, associations et services de l’État. Le mouvement défend les principes bonapartistes sur lesquels il est fondé, et qui régissent son fonctionnement intérieur. Il défend également la mémoire de Napoléon le Grand, ainsi que celle de Napoléon III et de leurs fils, Napoléon II et Napoléon IV. Il reconnait Napoléon IV comme ayant régné sans avoir gouverné, en vertu du plébiscite de mai 1870. Le mouvement ne reconnait pas d’empereur après 1879, en vertu de l’absence de plébiscite. Républicain, il privilégie le bonheur, les intérêts et la gloire des peuples, et n’envisage de rétablissement de l’Empire que si les fondements en sont républicains et le régime approuvé par voie référendaire.
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