LE MEMORIAL DE SAINTE-HELENE – 10/12/1815

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MOUVEMENT BONAPARTISTE

TOUT POUR ET PAR LE PEUPLE
« Pour l’Honneur de la France, pour les intérêts sacrés de l’Humanité »
(Napoléon le Grand, 17 ventôse an VIII – samedi 8 mars 1800)

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Aigle_Empire_MOUVEMENT BONAPARTISTE

ETABLISSEMENT A LONGWOOD

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Dimanche 10 décembre 1815.

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TRANSLATION A LONGWOOD

DESCRIPTION DE LA ROUTE

PRISE DE POSSESSION

PREMIER BAIN, ETC

*

L’Empereur m’a fait appeler vers les neuf heures pour le suivre dans le jardin : il était contraint de sortir de bonne heure de sa chambre, tout devant en être enlevé le matin même pour être transporté à Longwood. Arrivé au jardin, l’Empereur y avait fait appeler notre hôte M. Balcombe, et a demandé son déjeuner ; il a voulu que M. Balcombe déjeunât avec lui. Il était à merveille ; sa conversation a été fort gaie.

Vers les deux heures, on a annoncé l’amiral ; il s’avançait avec un certain embarras : la manière dont l’Empereur s’est vu traiter à Briars, les gênes imposées à ceux des siens demeurés à la ville, avaient créé de l’éloignement ; l’Empereur avait cessé de recevoir l’amiral : toutefois il l’a traité en ce moment comme s’ils s’étaient vus la veille.

Enfin on a quitté Briars, on s’est mis en route pour Longwood. L’Empereur a monté le cheval qu’on lui avait fait venir du Cap : il le voyait pour la première fois ; il était petit, vif, assez gentil. L’Empereur avait repris son uniforme des chasseurs de la garde ; sa grâce et sa bonne mine étaient particulièrement remarquables ce jour-là ; tout le monde en faisait l’observation autour de nous, et je me complaisais à l’entendre dire. L’amiral lui prodiguait ses soins. Beaucoup de monde s’était réuni sur la route pour le voir passer, et plusieurs officiers anglais, joints à nous, grossissaient sa suite.

Pour se rendre de Briars à Longwood on revient pendant quelque temps vers la ville, puis, tournant tout à coup à droite, on franchit, à l’aide de trois ou quatre sinuosités, la chaîne qui forme un des côtés de la vallée ; alors on se trouve sur un plateau un tant soit peu ascendant, et l’on découvre un nouvel horizon, de nouveaux sites. On laisse derrière soi la chaîne des montagnes pelées et des rocs stériles qui caractérisent le côté du débarquement ; on a en front une nouvelle chaîne transversale, dont le pic de Diane est le sommet le plus élevé, en même temps qu’il semble être la clef et le noyau de tout le système environnant ; sur la gauche, qui est la partie orientale de l’île ou le côté de Longwood, l’horizon est fermé par la chaîne crevassée de rochers nus qui forment le contour et la barrière de l’île ; le sol se montre entièrement en désordre, inculte et désert ; mais sur la droite l’œil plonge sur le terrain assez étendu, fort tourmenté il est vrai, mais du moins montrant de la verdure, un assez grand nombre d’habitations et toutes les traces de la culture ; de ce côté le tableau, il faut l’avouer, est tout-à-fait romantique et même agréable.

A mesure qu’on avance sur une route en fort bon état, se creuse sur la gauche une vallée profonde. Au bout de deux milles, la route fait brusquement un coude à gauche, à ce coude se trouve Hut’s-gate, mauvaise petite maison choisie pour la demeure du grand-maréchal et sa famille. A quelques pas de là, la vallée de gauche, qui va toujours en se creusant, forme alors un gouffre circulaire, auquel son étendue, sa profondeur et son ensemble gigantesque ont fait donner le nom de Bol-de-Punch-du-Diable ; la route étant fort rétrécie en cet endroit par une éminence à droite, on se trouve obligé de prolonger à gauche et de très près ce précipice jusqu’à ce qu’elle s’en détache pour atteindre Longwood, qu’on rencontre bientôt sur la droite.

A la porte de Longwood s’est trouvée une garde sous les armes, rendant les honneurs prescrits à l’auguste captif. Son cheval, vif et indocile, peu accoutumé à tout ce spectacle et effrayé par le tambour, se refusait obstinément à franchir le seuil, et ce n’est que par la force de l’éperon que le cavalier est venu à bout de l’y lancer ; et alors aussi des regards significatifs se sont échangés involontairement entre ceux qui formaient son escorte ; et nous nous sommes trouvés enfin dans notre nouvelle demeure.

L’amiral s’est empressé de tout montrer dans les plus petits détails : il avait constamment tout dirigé, certains ouvrages étaient même de ses mains. L’Empereur a trouvé le tout très bien ; l’amiral s’en est montré des plus heureux ; on voyait qu’il avait redouté la mauvaise humeur et le dédain ; mais l’Empereur au contraire témoignait une bonté parfaite.

Il s’est retiré vers les six heures et m’a fait signe de le suivre dans sa chambre. Il a parcouru alors divers petits meubles qui s’y trouvaient, s’informant si j’en avais autant ; sur la négative, il me les a fait emporter avec une grâce charmante, disant : « Prenez toujours ; pour moi je ne manquerai de rien, on me soignera plus que vous ». Il se trouvait très fatigué ; il m’a demandé s’il n’en portait pas les traces. C’était le résultat de cinq mois d’un repos absolu : il avait beaucoup marché le matin, et venait de faire quelques milles à cheval.

Cette nouvelle demeure se trouvait garnie d’une baignoire que l’amiral était venu à bout de faire exécuter tant bien que mal par ses charpentiers. L’Empereur, qui avait été privé de bains depuis la Malmaison, et pour qui ils étaient devenus une des nécessités de la vie, a voulu en prendre un dès l’instant même. Il m’a dit de lui tenir compagnie durant ce temps, et là il traçait les petits détails de notre établissement nouveau ; et comme le local qu’on m’avait assigné était des plus mauvais, il a voulu que je m’établisse, durant le jour, dans ce qu’il a appelé son cabinet topographique, attenant à son propre cabinet, le tout, disait-il, afin que je me trouvasse moins éloigné de lui. Tout cela était dit avec une bonté qui me pénétrait. Il l’a poussée même jusqu’à me dire, à plusieurs reprises, qu’il fallait que je vinsse le lendemain prendre aussi un bain dans sa baignoire ; et sur ce que mon attitude s’en excusait par un respect profond et une retenue indispensable : « Mon cher, a-t-il dit, en prison il faut savoir s’entr’aider. Je ne saurais, après tout, occuper cette machine tout le jour, et ce bain vous ferait autant de bien qu’à moi ». On eût dit qu’il cherchait à me dédommager de ce que j’allais le perdre, de ce que je ne serais plus le seul auprès de lui. En effet, tant de bonté me donnait du bonheur, il est vrai, mais ce n’était pas sans quelque tristesse. Tout ce que faisait là l’Empereur était le prix de mes assiduités de Briars, sans doute ; mais cela m’annonçait aussi peut-être la fin de cette habitude journalière que j’avais due à notre solitude profonde.

Après son bain, l’Empereur ne voulant pas se rhabiller a dîné dans sa chambre et m’a retenu avec lui ; nous étions seuls, la conversation a conduit à une circonstance toute particulière, dont le résultat pouvait être d’une grande importance. Il m’en a demandé mon avis, et m’a chargé de lui en présenter le lendemain mes idées…..

A propos mouvementbonapartiste

JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE 6 février 2010 1016 - * Déclaration à la préfecture de Meurthe-et-Moselle. MOUVEMENT BONAPARTISTE Objet : défendre, faire connaître et étendre les principes et valeurs du Bonapartisme. Il s’appuie sur l’adhésion populaire à une politique de redressement conjuguant les efforts des particuliers, associations et services de l’État. Le mouvement défend les principes bonapartistes sur lesquels il est fondé, et qui régissent son fonctionnement intérieur. Il défend également la mémoire de Napoléon le Grand, ainsi que celle de Napoléon III et de leurs fils, Napoléon II et Napoléon IV. Il reconnait Napoléon IV comme ayant régné sans avoir gouverné, en vertu du plébiscite de mai 1870. Le mouvement ne reconnait pas d’empereur après 1879, en vertu de l’absence de plébiscite. Républicain, il privilégie le bonheur, les intérêts et la gloire des peuples, et n’envisage de rétablissement de l’Empire que si les fondements en sont républicains et le régime approuvé par voie référendaire.
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