LE MEMORIAL DE SAINTE-HELENE – 17/10/1815

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MOUVEMENT BONAPARTISTE

TOUT POUR ET PAR LE PEUPLE
« Pour l’Honneur de la France, pour les intérêts sacrés de l’Humanité »
(Napoléon le Grand, 17 ventôse an VIII – samedi 8 mars 1800)

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Aigle_Empire_MOUVEMENT BONAPARTISTE

SEJOUR A BRIARS
L’EMPEREUR SE FIXE A BRIARS : SEJOUR D’UN MOIS ET VINGT-QUATRE JOURS.
DESCRIPTIONS.
SITUATION MISERABLE.

Mardi 17 octobre 1815.

A six heures du matin, l’Empereur, le grand maréchal et l’amiral allèrent à cheval visiter Longwood (long bois), maison qui avait été arrêté pour sa résidence, et située à deux ou trois lieues de la ville. A leur retour, ils virent une petite maison de campagne dans le prolongement de la vallée, à deux milles au-dessus de la ville. L’Empereur répugnait extrêmement à retourner où il avait couché ; il s’y fût trouvé dans une réclusion plus complète encore qu’à bord du vaisseau : des sentinelles gardaient les portes, des curieux se groupaient sous ses fenêtres ; il eût donc été réduit strictement à sa chambre. Un petit pavillon dépendant de cette petite maison lui plut, et l’amiral convint qu’il y serait mieux qu’à la ville. L’Empereur s’y fixa et m’envoya chercher ; il s’était tellement attaché à son travail des campagnes d’Italie, qu’il ne pouvait plus s’en passer ; je me mis aussitôt en route pour le joindre.

La petite vallée où s’élève le hameau de Sainte-Hélène se prolonge dans l’île long-temps encore, en serpentant au milieu de deux chaînes de montagnes toutes nues qui la bordent et la resserrent. Il y règne constamment un beau chemin de voitures très bien entretenu ; au bout de deux milles environ, ce chemin n’est plus tracé que sur le flanc de la montagne même, sur lequel il s’appuie à gauche, ne montrant plus que des précipices et des abîmes sur son bord de la droite.

Mais bientôt le terrain s’élargit en face, et présente un petit plateau où se trouvent quelques bâtisses, de la végétation et plusieurs arbres : c’est une espèce de petite oasis au milieu des rochers. Là était la demeure modeste d’un négociant de l’île (M. Balcombe). A trente ou quarante pas, à droite de la maison principale, et sur un tertre à pic, se voit une espèce de guinguette ou petit pavillon servant à la famille, dans les beaux jours, pour aller prendre le thé et respirer plus à l’aise : c’était là le réduit loué par l’amiral pour la demeure temporaire de l’Empereur, qui l’occupait depuis le matin. Tout en gravissant les contours du monticule, qui sont très rapides, je l’aperçus en effet de loin, et le contemplai. C’était bien lui, un peu courbé, les mains derrière le dos ; cet uniforme si leste et si simple, ce petit chapeau si renommé ! il était debout sur le seuil de la porte, sifflant un air de vaudeville, quand je l’abordai. « Ah ! vous voilà ! me dit-il, pourquoi n’avez-vous pas amené votre fils ? – Sire, répondis-je, le respect, la discrétion, m’en ont empêché. – Vous ne sauriez vous en passer, continua-t-il, faites-le venir ».

Jamais l’Empereur, dans aucune de ses campagnes, peut-être dans aucune des situations de sa vie, n’eût sans doute de logement plus exigu, ni autant de privations. Le tout ici consistait en une seule pièce au rez-de-chausée, de forme à peu près carrée ; une porte sur chacun des deux côtés opposés, et deux fenêtres perpendiculaires ; du reste, sans rideaux, sans volets, à peine un siège. L’Empereur en ce moment se trouvait seul, ses deux valets de chambre étaient à courir pour lui composer un lit. Il lui prit fantaisie de marcher un peu ; or le monticule n’offrait pas de terre-plein sur aucune des faces de la petite guinguette ; ce n’était tout autour que grosses pierres et débris de rochers. Il prit mon bras et se mit à causer gaîment. Cependant la nuit se faisait, le calme était profond, la solitude, entière ; quelle foule de sensations et de sentimens vinrent m’assaillir en cet instant ! Je me trouvais donc seul, tête à tête dans le désert, presque en familiarité avec celui qui avait gouverné le monde ! avec Napoléon enfin !!! Tout ce qui se passait en moi !… tout ce que j’éprouvais !… Mais, pour le bien comprendre, il faudrait peut-être se reporter au temps de sa toute-puissance, au temps où il suffisait d’un seul de ses décrets pour renverser des trônes ou créer des rois ! Il faudrait se mettre bien dans l’esprit ce qu’il faisait éprouver aux Tuileries à tout ce qui l’entourait : l’embarras timide, le respect profond avec lequel l’abordaient ses ministres, ses officiers, l’anxiété, la crainte des ambassadeurs, celle des princes et même des rois ! Or, rien de tout cela n’était encore altéré en moi !….

Lorsque l’Empereur voulut se coucher, il se trouva qu’une fenêtre donnait à nu sur le côte de son lit, presque à la hauteur de son visage ; nous la barricadâmes du mieux que nous pûmes pour le préserver de l’air, auquel il est très sensible, le plus léger courant suffisant pour l’enrhumer ou lui causer des maux de dents. Quant à moi je gagnai le comble, précisément au-dessus de l’Empereur ; espace de sept pieds carrés, où il n’y avait qu’un lit, sans un seul siège ; c’était là que fut mon gîte et celui de mon fils, pour lequel il fallut placer un matelas par terre. Pouvions-nous nous plaindre ? nous étions si près de l’Empereur : de là nous entendions le son de sa voix, même ses paroles !!!

Ses valets de chambre se couchèrent par terre, en travers de la porte, enveloppés dans leurs manteaux.

Voilà la description littérale de la première nuit de Napoléon à Briars (aux ronces) : c’était le nom de l’endroit.

A propos mouvementbonapartiste

JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE 6 février 2010 1016 - * Déclaration à la préfecture de Meurthe-et-Moselle. MOUVEMENT BONAPARTISTE Objet : défendre, faire connaître et étendre les principes et valeurs du Bonapartisme. Il s’appuie sur l’adhésion populaire à une politique de redressement conjuguant les efforts des particuliers, associations et services de l’État. Le mouvement défend les principes bonapartistes sur lesquels il est fondé, et qui régissent son fonctionnement intérieur. Il défend également la mémoire de Napoléon le Grand, ainsi que celle de Napoléon III et de leurs fils, Napoléon II et Napoléon IV. Il reconnait Napoléon IV comme ayant régné sans avoir gouverné, en vertu du plébiscite de mai 1870. Le mouvement ne reconnait pas d’empereur après 1879, en vertu de l’absence de plébiscite. Républicain, il privilégie le bonheur, les intérêts et la gloire des peuples, et n’envisage de rétablissement de l’Empire que si les fondements en sont républicains et le régime approuvé par voie référendaire.
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