LE MEMORIAL DE SAINTE-HELENE – 10/08/1815

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MOUVEMENT BONAPARTISTE

TOUT POUR ET PAR LE PEUPLE
« Pour l’Honneur de la France, pour les intérêts sacrés de l’Humanité »
(Napoléon le Grand, 17 ventôse an VIII – samedi 8 mars 1800)

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Jeudi 10 août 1815.

NOUS PERDONS LA TERRE DE VUE
REFLEXIONS

Le 10, nous fûmes tout-à-fait hors de la Manche, et nous perdîmes la terre de vue. Alors commencèrent à s’accomplir nous nouvelles destinées. Ce moment vint remuer encore une fois le fond de mon cœur ; certains objets y retrouvèrent tout leur empire : je mettais une satisfaction amère à me déchirer de mes propres mains ! « O vous que j’aimais ! qui m’attachiez à la vie ! mes vrais amis, mes plus chères affections, je me suis montré digne de vous ! soyez-le de moi, ne m’oubliez jamais »

Cependant nous faisions route, et bientôt nous allions être hors de l’Europe. Ainsi, en moins de six semaines, l’Empereur avait abdiqué son trône, il s’était remis entre les mains des Anglais, il se trouvait condamné sur un roc au milieu du vaste Océan. Certes, c’est une échelle peu commune pour mesurer les chances de la fortune et les forces de l’âme ! Toutefois l’histoire jugera, avec plus d’avantage que nous, ces trois autres circonstances : elle aura à prononcer sur un horizon entièrement dégagé ; nous, nous n’aurons été que dans les nuages.

A peine Napoléon avait-il abdiqué que, voyant se dérouler les malheurs de la patrie, on lui a fait une faute de ce grand sacrifice. Dès qu’on l’a su prisonnier à Plymouth, on l’a blâmé de sa noble magnanimité ; il n’est pas jusqu’à s’être laissé mettre en route pour Sainte-Hélène dont on n’ait osé lui faire reproche : tel est le vulgaire ! ne prononçant jamais que sur ce qu’il voit à l’instant même. Mais, à côté des maux qu’une résolution n’a pu prévenir, il faudrait savoir mettre tous ceux que la résolution contraire aurait amenés.

Napoléon, en abdiquant, a réuni tous les amis de la patrie vers un seul et même point : son salut ! Il a laissé la France ne réclamant plus, devant toutes les nations, que le droit sacré de l’indépendance des peuples ; il a ôté tout prétexte aux alliés de ravager et morceler notre territoire ; il a détruit toute idée de son ambition personnelle ; il est sorti le héros d’une cause dont il demeure le messie. Si l’on n’a pas retiré de son génie et de ses forces ce qu’on pouvait en attendre comme citoyen, la faute en est seule à l’impéritie ou à la trahison du gouvernement transitoire qui lui a succédé. Rendu à Rochefort, et le capitaine des frégates refusant de sortir, devait-il perdre le fruit de son abdication ? Devait-il rentrer dans l’intérieur, se mettre à la tête de simples bandes, quand il avait renoncé à des armées ? nourrir en désespéré une guerre civile sans résultat, qui ne pouvait servir qu’à perdre les derniers soutiens, les futures espérances de la patrie ? Dans cet état des choses, il prit la résolution la plus magnanime : elle est digne de sa vie, et répond à vingt ans de calomnies ridiculement accumulées sur son caractère. Mais que dira l’histoire, de ces ministres d’une nation libérale, gardiens et dépositaires des droits du peuple, toujours ardens à recueillir des Coriolans, n’ayant que des chaînes pour un Camille ?

Quant au reproche de s’être laissé déporter à Sainte-Hélène, il serait honteux d’y répondre. Se défendre corps à corps dans une chambre de vaisseau, tuer quelqu’un de sa propre main, essayer de mettre le feu aux poudres, est tout au plus d’un flibustier. La dignité dans le malheur, la soumission à la nécessité, ont aussi leur gloire ; c’est celle des grands hommes que l’infortune terrasse.

Quand les ministres anglais se trouvèrent maîtres de la personne de Napoléon, la passion les gouverna beaucoup plus que la justice et la politique. Ils négligèrent le triomphe de leurs lois, méconnurent les droits de l’hospitalité, oublièrent leur honneur, compromirent celui de leur pays. Ils arrêtèrent de reléguer leur hôte au milieu de l’Océan, de le retenir captif sur un rocher, à deux mille lieues de l’Europe, loin de la vue et de la communication des hommes : on eût dit qu’ils eussent voulu confier aux angoisses de l’exil, aux fatigues du voyage, aux privations de toute espèce, à l’influence mortelle d’un soleil brûlant, une destruction dont ils n’osaient pas se charger eux-mêmes. Toutefois, pour s’associer en quelque sorte le vœu de la nation et la nécessité des circonstances, les papiers publics, à leur instigation, aiguillonnèrent les passions de la multitude, en remuant la fange des calomnies et des mensonges passés ; tandis que, de leur côté, les ministres déclarèrent que leur détermination n’était qu’un engagement pris avec les alliés. Or, nous nous présentâmes au moment même de l’effervescence, au moment où l’on réveillait ainsi tout ce qui pouvait rendre odieux : les feuilles étaient pleines des déclamations les plus virulentes ; on y reproduisait avec fiel tous les actes, les expressions mêmes qui, durant cette lutte de vingt ans, pouvaient blesser l’orgueil national et ranimer la haine. Cependant, durant le séjour que nous fîmes à Plymouth, le mouvement de toute l’Angleterre qui se précipitait vers le sud pour nous apercevoir, l’attitude et les sentimens de ceux qui y parvinrent, purent nous convaincre que cette irritation factice tomberait d’elle-même ; nous pûmes espérer en partant que, le peuple anglais se désintéressant chaque jour davantage d’une cause qui cesse d’être la sienne, l’opinion finirait par se tourner, avec le temps, contre les ministres, et que nous leur préparions, dans l’avenir, de redoutables attaques et une grande responsabilité.

A propos mouvementbonapartiste

JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE 6 février 2010 1016 - * Déclaration à la préfecture de Meurthe-et-Moselle. MOUVEMENT BONAPARTISTE Objet : défendre, faire connaître et étendre les principes et valeurs du Bonapartisme. Il s’appuie sur l’adhésion populaire à une politique de redressement conjuguant les efforts des particuliers, associations et services de l’État. Le mouvement défend les principes bonapartistes sur lesquels il est fondé, et qui régissent son fonctionnement intérieur. Il défend également la mémoire de Napoléon le Grand, ainsi que celle de Napoléon III et de leurs fils, Napoléon II et Napoléon IV. Il reconnait Napoléon IV comme ayant régné sans avoir gouverné, en vertu du plébiscite de mai 1870. Le mouvement ne reconnait pas d’empereur après 1879, en vertu de l’absence de plébiscite. Républicain, il privilégie le bonheur, les intérêts et la gloire des peuples, et n’envisage de rétablissement de l’Empire que si les fondements en sont républicains et le régime approuvé par voie référendaire.
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2 commentaires pour LE MEMORIAL DE SAINTE-HELENE – 10/08/1815

  1. Hounau Maryse dit :

    Merci à ceux qui nous rappellent ces événements
    Napoleon est aime pu déteste,mais il ne fait qd même pas oublier tout ce Qu il a fait pour la France.Pour ma part,il m à toujours fasciné depuis que je sais lire,cela fait 67ans.Et puis j adore l histoire de G
    France

    Aimé par 1 personne

  2. Ping : 08/2015 | mouvementbonapartiste

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