LE MEMORIAL DE SAINTE-HELENE – 04/08/1815

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MOUVEMENT BONAPARTISTE

TOUT POUR ET PAR LE PEUPLE
« Pour l’Honneur de la France, pour les intérêts sacrés de l’Humanité »
(Napoléon le Grand, 17 ventôse an VIII – samedi 8 mars 1800)

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Aigle_Empire_MOUVEMENT BONAPARTISTE

APAREILLAGE DE PLYMOUTH.

CROISIERE DANS LA MANCHE, ETC.

PROTESTATION.

Vendredi 4 août 1815.

L’ordre était venu dans la nuit d’appareiller de bon matin. Nous mîmes sous voiles ; cela nous intrigua fort. Tous les papiers, les communications officielles, les conversations particulières, nous avaient appris que nous devions être menés à Sainte-Hélène par le Northumberland ; nous savions que ce vaisseau était encore à Chatham ou à Portsmouth, en armement ; nous devions donc compter encore sur huit ou dix jours au moins de relâche. Le Bellerophon était trop vieux pour ce voyage, il n’avait point les vivres nécessaires ; de plus, les vents étaient contraires en ce moment pour cingler vers Sainte-Hélène. Aussi, quand nous vîmes remonter la Manche vers l’est, nos incertitudes, nos conjectures recommencèrent ; et, quelles qu’elles fussent, elles devenaient un adoucissement à la déportation de Sainte-Hélène.

Cependant, nous pensions que l’Empereur, en ce moment décisif, devait montrer une opposition officielle à cette violence. Pour lui, il y attachait peu de prix, et ne s’en occupait pas. Toutefois c’était préparer, disions-nous, des armes à ceux qui s’intéressaient à nous, et laisser dans le public des causes de souvenir et des motifs de défense. Je hasardai de lui dire une rédaction que j’avais essayée ; le sens lui plut, il en supprima quelques phrases, corrigea quelques mots, la signa, et l’envoya à lord Keith ; la voici :

PROTESTATION : « Je proteste solennellement ici, à la face du ciel et des hommes, contre la violence qui m’est faite, contre la violation de mes droits les plus sacrés, en disposant, par la force, de ma personne et de ma liberté. Je suis venu librement à bord du Bellerophon ; je ne suis pas le prisonnier, je suis l’hôte de l’Angleterre. J’y suis venu à l’instigation même du capitaine, qui a dit avoir des ordres du gouvernement de me recevoir, et de me conduire en Angleterre avec ma suite, si cela m’était agréable. Je me suis présenté de bonne foi, pour venir me mettre sous la protection des lois d’Angleterre. Aussitôt assis à bord du Bellérophon, je fus sur le foyer du peuple britannique. Si le gouvernement, en donnant des ordres au capitaine du Bellérophon de me recevoir ainsi que ma suite n’a voulu que tendre une embûche, il a forfait à l’honneur et flétri son pavillon.

« Si cet acte se consommait, ce serait en vain que les Anglais voudraient parler désormais de leur loyauté, de leurs lois et de leur liberté ; la foi britannique se trouvera perdue dans l’hospitalité du Bellérophon.

« J’en appelle à l’histoire : elle dira qu’un ennemi, qui fit vingt ans la guerre au peuple anglais, vint librement, dans son infortune, chercher un asile sous ses lois ; quelle plus éclatante preuve pouvait-il donner de son estime et de sa confiance ? Mais comment répondit-on en Angleterre à une telle magnanimité. On feignit de tendre une main hospitalière à cet ennemi ; et quand il se fut livré de bonne foi, on l’immola ».

« Signé NAPOLEON. »

« A bord du Bellérophon, à la mer ».

Le duc de Rovigo m’apprend que l’Empereur a demandé à m’envoyer à Londres vers le prince régent, mais qu’on s’y est obstinément refusé.

La mer était grosse, le vent violent, nous étions en grande partie malades de la mer. Et que ne peut pas la préoccupation du moral sur les infirmités physiques ! C’est la seule fois de ma vie peut-être que je n’aie pas été atteint du mal de mer par un temps pareil.

En sortant de Plymouth, nous avions d’abord gouverné à l’est, vent arrière ; mais bientôt nous vînmes au plus près, nous courions des bords, nous croisions, et nous ne pouvions rien comprendre à cette nouvelle espèce de supplice.

A propos mouvementbonapartiste

JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE 6 février 2010 1016 - * Déclaration à la préfecture de Meurthe-et-Moselle. MOUVEMENT BONAPARTISTE Objet : défendre, faire connaître et étendre les principes et valeurs du Bonapartisme. Il s’appuie sur l’adhésion populaire à une politique de redressement conjuguant les efforts des particuliers, associations et services de l’État. Le mouvement défend les principes bonapartistes sur lesquels il est fondé, et qui régissent son fonctionnement intérieur. Il défend également la mémoire de Napoléon le Grand, ainsi que celle de Napoléon III et de leurs fils, Napoléon II et Napoléon IV. Il reconnait Napoléon IV comme ayant régné sans avoir gouverné, en vertu du plébiscite de mai 1870. Le mouvement ne reconnait pas d’empereur après 1879, en vertu de l’absence de plébiscite. Républicain, il privilégie le bonheur, les intérêts et la gloire des peuples, et n’envisage de rétablissement de l’Empire que si les fondements en sont républicains et le régime approuvé par voie référendaire.
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