LE MEMORIAL DE SAINTE-HELENE – 01/08/1815

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MOUVEMENT BONAPARTISTE

TOUT POUR ET PAR LE PEUPLE
« Pour l’Honneur de la France, pour les intérêts sacrés de l’Humanité »
(Napoléon le Grand, 17 ventôse an VIII – samedi 8 mars 1800)

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Aigle_Empire_MOUVEMENT BONAPARTISTE

L’EMPEREUR ME DEMANDE SI JE LE SUIVRAI A SAINTE-HELENE

Mardi 1er août 1815.

Nous restions toujours dans le même état. Je reçus dans la matinée une lettre de Londres, dans laquelle on exprimait, avec beaucoup de force, que j’aurais tort, que ce serait même un crime que de m’expatrier. La personne qui me l’adressait écrivit au capitaine Maitland de joindre ses efforts pour m’empêcher de prendre un parti aussi extrême. J’arrêtai les premières paroles du capitaine Maitland, en lui faisant observer qu’à mon âge on agissait avec réflexion.

Je lisais chaque jour à l’Empereur les divers papiers-nouvelles. Aujourd’hui il s’en trouva deux dans le nombre, soit que la bienveillance nous les eût fait adresser, soit que les opinions commençassent à se diviser, qui plaidaient notre cause avec beaucoup de chaleur, et nous dédommageaient des grossières injures dont les autres étaient remplis. Nous nous livrâmes à l’espoir qu’à la haine qu’avait inspirée un ennemi succéderait bientôt l’intérêt que doivent exciter les grandes actions, et nous nous dîmes que l’Angleterre avait une foule de cœurs nobles et d’âmes élevées qui deviendraient indubitablement d’ardens avocats, etc., etc.

La foule des bateaux croissait chaque jour ; l’Empereur se montrait en public à son heure ordinaire, et l’accueil était de plus en plus favorable.

Quant à son intérieur, l’Empereur demeurait encore pour la plupart d’entre nous toujours comme aux Tuileries ; nous l’avions suivi en grand nombre, de tous rangs, de tous grades ; le grand maréchal et le duc de Rovigo seuls le voyaient habituellement ; tel, depuis notre départ, ne l’avait guère plus approché, et ne lui avait pas parlé davantage qu’il ne l’eût fait à Paris. Moi j’étais appelé dans la journée toutes les fois qu’il y avait des papiers à traduire, et insensiblement l’Empereur prit l’habitude régulière de me faire appeler tous les soirs, vers huit heures, pour causer quelques temps.

Aujourd’hui, dans le cours de la conversation, et à la suite de divers sujets, il m’a demandé si je le suivrais à Sainte-Hélène ; j’ai répondu avec la dernière franchise, mes sentimens me le rendait facile. Je lui ai dit qu’en quittant Paris pour le suivre, j’avais sauté à pieds joints sur toutes les chances, celle de Sainte-Hélène n’avait rien qui dût la faire excepter ; mais que nous étions en grand nombre autour de lui ; qu’on ne lui permettait d’emmener que trois d’entre nous ; que bien des personnes me faisaient un crime d’abandonner ma famille ; que j’avais donc besoin, vis-à-vis d’elle et vis-à-vis de ma propre conscience, de savoir que je lui serais utile et agréable ; qu’en un mot, j’avais besoin qu’il me choisît ; que cette observation, du reste, ne renfermait aucune arrière-pensée, car je lui avais donné désormais ma vie sans restriction.

Sur ces entrefaites, madame Bertrand, sans avoir été demandée, sans s’être fait annoncer, s’est précipitée tout à coup dans la chambre de l’Empereur ; elle était hors d’elle-même ; elle s’écriait qu’il n’allât pas à Sainte-Hélène, qu’il n’emmenât pas son mari. Sur l’étonnement, le visage et la réponse calme de l’Empereur, elle ressortit aussi précipitamment qu’elle était entrée. L’Empereur, toujours étonné, me disait : « Concevez-vous rien à cela ? » quand nous entendîmes de grands cris, et le mouvement de tout l’équipage qui accourait en tumulte vers l’arrière du vaisseau. L’Empereur m’ordonna de sonner pour en connaître la cause ; c’était madame Bertrand qui, après être sortie de chez l’Empereur, avait voulu se jeter à l’eau, et qu’on avait eu toutes les peines du monde à retenir. Qu’on juge, par cette scène, de tout ce qui se passait en nous.

A propos mouvementbonapartiste

JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE 6 février 2010 1016 - * Déclaration à la préfecture de Meurthe-et-Moselle. MOUVEMENT BONAPARTISTE Objet : défendre, faire connaître et étendre les principes et valeurs du Bonapartisme. Il s’appuie sur l’adhésion populaire à une politique de redressement conjuguant les efforts des particuliers, associations et services de l’État. Le mouvement défend les principes bonapartistes sur lesquels il est fondé, et qui régissent son fonctionnement intérieur. Il défend également la mémoire de Napoléon le Grand, ainsi que celle de Napoléon III et de leurs fils, Napoléon II et Napoléon IV. Il reconnait Napoléon IV comme ayant régné sans avoir gouverné, en vertu du plébiscite de mai 1870. Le mouvement ne reconnait pas d’empereur après 1879, en vertu de l’absence de plébiscite. Républicain, il privilégie le bonheur, les intérêts et la gloire des peuples, et n’envisage de rétablissement de l’Empire que si les fondements en sont républicains et le régime approuvé par voie référendaire.
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