LE MEMORIAL DE SAINTE-HELENE – 27+28/07/1815

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MOUVEMENT BONAPARTISTE

TOUT POUR ET PAR LE PEUPLE
« Pour l’Honneur de la France, pour les intérêts sacrés de l’Humanité »
(Napoléon le Grand, 17 ventôse an VIII – samedi 8 mars 1800)

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AMIRAL KEITH. – ACCLAMATIONS DES ANGLAIS DANS LA RADE DE PLYMOUTH, A LA VUE DE L’EMPEREUR.

Jeudi 27, vendredi 28 juillet.

On peindrait difficilement notre anxiété et nos tourments : la plupart d’entre nous ne vivaient plus ; la moindre circonstance venue de terre, l’opinion la plus vulgaire de qui que ce fût à bord, l’article du journal le moins authentique étaient le sujet de nos arguments les plus graves et la cause de nos perpétuelles oscillations d’espérance et de crainte. Nous allions à la recherche des plus petits bruits ; nous provoquions, du premier venu, des versions favorables, des espérances trompeuses ; tant l’expansion et la mobilité de notre caractère national nous rendent peu propres à cette résignation stoïque, à cette concentration impassible, qui ne dérivent que d’idées arrêtées et de doctrines positives puisées dès l’enfance.

Les papiers publics, les ministériels surtout, étaient déchaînés contre nous, c’était le cri des ministres préparant au coup qu’ils allaient frapper. On se figurait difficilement les horreurs, les mensonges, les imprécations qu’ils accumulaient contre nous ; et l’on sait qu’il en reste toujours quelque chose sur la multitude, quelque bien disposée qu’elle soit. Aussi les manières autour de nous étaient devenues moins aisées ; les politesses embarrassées, les figures incertaines.

L’amiral Keith, après s’être fait annoncer maintes fois, ne fit qu’apparaître ; il nous était visible qu’on redoutait notre situation, qu’on évitait nos paroles. Les papiers contenaient les mesures qu’on allait prendre ; mais comme il n’y avait rien d’officiel encore, et qu’ils se contredisaient dans quelque petits détails, nous aimions à nous flatter et demeurions encore dans ce vague, cette incertitude pire néanmoins que tous les résultats.

Cependant, d’un autre côté, notre apparition en Angleterre y avait produit un étrange mouvement ; l’arrivée de l’Empereur y avait créé une curiosité qui tenait de la fureur ; c’étaient les papiers publics eux-mêmes qui nous apprenaient cette circonstance en la condamnant. Toute l’Angleterre se précipitait vers Plymouth. Une personne partie de Londres aussitôt mon arrivée, pour venir me voir, fut contrainte de s’arrêter bientôt par le manque absolu de chevaux et de logement dans la route. La mer se couvrait d’une multitude de bateaux autour de nous ; on nous a dit depuis qu’il y en avait eu payés jusqu’à soixante napoléons.

L’Empereur, à qui je lisais tous les papiers, n’en avait pas moins, en public, le même calme, le même langage, les mêmes habitudes. On savait qu’il paraissait toujours vers les cinq heures sur le pont ; quelque temps avant, tous les bateaux se groupaient à côté les uns sur les autres, il y en avait des milliers ; leur réunion serrée ne laissait plus soupçonner la mer, on eût cru bien plutôt cette foule de spectateurs rassemblés sur une place publique. A l’apparition de l’Empereur, le bruit, le mouvement, les gestes de tant de monde présentaient un singulier spectacle ; en même temps, il était aisé de juger qu’il n’y avait rien d’hostile dans tout cela, et que si la curiosité les avait amenés, ils y puisaient de l’intérêt. On pouvait s’apercevoir même que ce sentiment allait visiblement en croissant : on s’était contenté de regarder d’abord, on avait salué ensuite, quelques-uns demeuraient découverts, et l’on fut parfois jusqu’à pousser des acclamations ; nos symboles même commençaient à se montrer parmi eux ; des femmes, des jeunes gens arrivaient parés d’œillets rouges ; mais toutes ces circonstances même tournaient à notre détriment aux yeux des ministres et de leurs partisans, et ne faisaient que rendre plus poignante notre perpétuelle agonie.

Ce fut dans ce moment que l’Empereur, frappé de tout ce qu’il entendait, me dicta une pièce propre à servir de base aux légistes pour discuter et défendre sa véritable situation politique. Nous trouvâmes le moyen de la faire passer à terre. Je n’en ai point conservé de copie.

A propos mouvementbonapartiste

JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE 6 février 2010 1016 - * Déclaration à la préfecture de Meurthe-et-Moselle. MOUVEMENT BONAPARTISTE Objet : défendre, faire connaître et étendre les principes et valeurs du Bonapartisme. Il s’appuie sur l’adhésion populaire à une politique de redressement conjuguant les efforts des particuliers, associations et services de l’État. Le mouvement défend les principes bonapartistes sur lesquels il est fondé, et qui régissent son fonctionnement intérieur. Il défend également la mémoire de Napoléon le Grand, ainsi que celle de Napoléon III et de leurs fils, Napoléon II et Napoléon IV. Il reconnait Napoléon IV comme ayant régné sans avoir gouverné, en vertu du plébiscite de mai 1870. Le mouvement ne reconnait pas d’empereur après 1879, en vertu de l’absence de plébiscite. Républicain, il privilégie le bonheur, les intérêts et la gloire des peuples, et n’envisage de rétablissement de l’Empire que si les fondements en sont républicains et le régime approuvé par voie référendaire.
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