LE MEMORIAL DE SAINTE-HELENE – 03/07/1815

DRAPEAU DU MOUVEMENT BONAPARTISTE

MOUVEMENT BONAPARTISTE

TOUT POUR ET PAR LE PEUPLE
« Pour l’Honneur de la France, pour les intérêts sacrés de l’Humanité »
(Napoléon le Grand, 17 ventôse an VIII – samedi 8 mars 1800)
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Lundi 3 juillet.

AVENTURE A SAINTES

Nous ne pouvons nous remettre en route qu’à cinq heures du matin. La méchanceté du maître de poste, qui, non content de nous avoir retenus la nuit, employa des moyens secrets pour nous retenir encore, fait que nous sommes contraints de gagner presque au pas le relais de Cognac, où le maître de poste et les spectateurs nous témoignent des sentiments bien différents. Il nous était aisé de juger que notre passage causait beaucoup d’agitation en sens divers. En atteignant Saintes vers les onze heures du matin, nous avons failli tomber victimes d’une insurrection populaire : un des zélés de l’endroit, nous a-t-on dit, avait dressé cette embuche et organisé notre massacre. Nous sommes arrêtés par la populace, garantis par la garde nationale ; mais menés prisonniers dans une auberge. Nous emportions, disait-on, les trésors de l’Etat ; nous étions des scélérats dont la mort seule pouvait faire justice.

Ceux qui se prétendaient la classe distinguée de la ville, les femmes surtout, se montraient les plus ardentes pour notre supplice.

Elles venaient défiler successivement à des croisées voisines pour insulter de plus près à notre malheur. Elles portaient la rage, le croira-t-on, jusqu’à grincer des dents à l’aspect de notre calme, et c’était pourtant là la première société, les femmes comme il faut de la ville !… Réal aurait-il donc eu raison, quand il disait si plaisamment dans les Cent-Jours à l’Empereur, qu’en fait de Jacobins, il avait bien le droit de s’y connaître, et qu’il protestait que toute la différence qu’il y avait entre les noirs et les blancs, était que les uns avaient porté des sabots, et que les autres allaient en bas de soie.

Le prince Joseph, qui, à notre insu, traversait la ville, vint compliquer encore notre aventure ; il fut arrêté, mené à la préfecture, mais fort respecté.

Notre auberge donnait sur une place qui demeurait couverte d’une multitude fort agitée et très hostile ; elle nous accablait de menaces et d’injures. Je me trouvai connu du sous-préfet, ce qui lui servit à garantir qui nous étions ; on visita notre voiture et on nous tint à une espèce de secret. Vers quatre heures, j’obtins de me rendre auprès du prince Joseph.

Dans ma route à la préfecture, et bien que sous la garde d’un sous-officier, plusieurs individus m’abordèrent, les uns me remettant des billets en secret, d’autres me disant quelques mots à l’oreille ; tous se réunissaient pour m’assurer que nous devions être bien tranquilles, que les vrais Français veillaient pour nous.

Vers le soir, on nous laissa partir ; mais alors tout avait bien changé ; nous quittâmes notre auberge au milieu des plus vives acclamations ; des femmes du peuple, en pleurs, prenaient nos mains et les baisaient ; de tous côtés chacun s’offrait à nous suivre pour éviter, nous disaient-ils, un guet-apens, que les ennemis de l’Empereur nous avaient dressé à quelque distance de la ville. Ce singulier changement des esprits venaient de ce que beaucoup de gens des campagnes et grand nombre de fédérés étaient entrés dans la ville et gouvernaient désormais l’opinion.

A propos mouvementbonapartiste

JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE 6 février 2010 1016 - * Déclaration à la préfecture de Meurthe-et-Moselle. MOUVEMENT BONAPARTISTE Objet : défendre, faire connaître et étendre les principes et valeurs du Bonapartisme. Il s’appuie sur l’adhésion populaire à une politique de redressement conjuguant les efforts des particuliers, associations et services de l’État. Le mouvement défend les principes bonapartistes sur lesquels il est fondé, et qui régissent son fonctionnement intérieur. Il défend également la mémoire de Napoléon le Grand, ainsi que celle de Napoléon III et de leurs fils, Napoléon II et Napoléon IV. Il reconnait Napoléon IV comme ayant régné sans avoir gouverné, en vertu du plébiscite de mai 1870. Le mouvement ne reconnait pas d’empereur après 1879, en vertu de l’absence de plébiscite. Républicain, il privilégie le bonheur, les intérêts et la gloire des peuples, et n’envisage de rétablissement de l’Empire que si les fondements en sont républicains et le régime approuvé par voie référendaire.
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