HONNEUR ET PATRIE – LEGION D’HONNEUR 1802 – 2015

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MOUVEMENT BONAPARTISTE

TOUT POUR ET PAR LE PEUPLE
« Pour l’Honneur de la France, pour les intérêts sacrés de l’Humanité »
(Napoléon le Grand, 17 ventôse an VIII – samedi 8 mars 1800)

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HIER

Le 29 floréal an X, le Corps législatif a voté, conformément à la proposition du gouvernement faite aux assemblées le 25 floréal, et communiquée au Tribunat le 27 floréal an X, la loi créant la Légion d’Honneur. Aussi, le 29 floréal an X, Napoléon Bonaparte, Premier Consul de la République Française, a promulgué cette loi, instaurant ainsi comme loi de la République, la création de cette institution qui récompense les mérites éminents, qu’ils soient civils ou militaires.

Plus tard, pendant son dernier exil, Napoléon le Grand revint sur les valeurs et les objectifs de la Légion d’Honneur, et ses propos ont été retranscrits pour les générations futures par un civil, le conseiller d’Etat Las Cases, et un militaire, le général Bertrand :

« Sur la Légion d’Honneur, il a dit, entre autres choses, que la diversité des ordres de chevalerie et leur spécialité de récompense consacrait les castes, tandis que l’unique décoration de la Légion d’Honneur, avec l’universalité de son application, était au contraire le type de l’égalité. L’une entretenait l’éloignement parmi les classes, tandis que l’autre devait amener la cohésion des citoyens ; et son influences, ses résultats dans la grande famille pouvaient devenir incalculables : c’était le centre commun, le moteur universel de toutes les ambitions diverses, le véhicule de tous les lustres, la récompense et l’aiguillon de tous les efforts généreux, etc., etc.

« … Notre éducation et nos mœurs passées nous faisaient bien plus vaniteux que forts penseurs ; aussi bien des officiers se trouvaient-ils choqués de voir leur même décoration descendre jusqu’au tambour, et embrasser également le prêtre, le juge, l’écrivain et l’artiste ; mais ce travers se fût passé ; nous marchions vite, et bientôt les militaires se seraient trouvés honorés de se voir en confraternité avec les premiers savants et les plus distingués de toutes les professions, tandis que ceux-ci se seraient sentis honorés, ennoblis de se trouver en ligne avec ce qu’il y avait de plus vaillant, et l’ensemble eût composé vraiment la réunion de tout ce qu’il y avait de plus honorable dans l’Etat.

« … Et il termina par ces paroles remarquables : « Le jour où l’on s’éloignera de l’organisation première, on aura détruit une grande pensée, et ma Légion d’Honneur cessera d’exister ».

Mémorial de Sainte-Hélène, le jeudi 2 mai 1816.

 

« La Légion d’Honneur était la propriété de tout ce honorait, illustrait son pays, était à la tête de son Etat ou contribuait à sa prospérité ou à sa gloire… Si jamais, par un esprit d’aristocratie, on institue une médaille pour récompenser le soldat, comme si jamais on en prive l’ordre civil, ce ne sera plus la Légion d’Honneur ».

Note dictée au général Bertrand à Sainte-Hélène par Sa Majesté l’Empereur.

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AUJOURD’HUI

A l’occasion du 213e anniversaire de la loi du 29 floréal an X, le Mouvement Bonapartiste réaffirme ses valeurs, et son engagement pour l’Honneur de la France, pour les intérêts sacrés de l’Humanité, en sa qualité de mouvement national, européen, francophone, latin, et mondial.

Nous publions également ci-après, pour la gloire de l’Empereur, afin d’éclairer nos lecteurs sur l’importance de cet anniversaire :

  • Le serment prêté par les membres de la Légion d’Honneur.
  • Les propos de l’Empereur, et du conseiller d’Etat Rœderer, rapporteur du projet de loi, concernant les principes et les buts de l’institution de la Légion d’Honneur.
  • Le texte (la minute) de la loi du 29 floréal an X.

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DEMAIN

Fidèle aux idéaux de l’Empereur, et dans le respect des lois, le Mouvement Bonapartiste s’engage à « se dévouer au service de la République, à la conservation de son territoire dans son intégrité, à la défense de ses lois, et des propriétés qu’elles ont consacrées ; de combattre par tous les moyens que la justice, la raison et les lois autorisent, toute entreprise tendant à rétablir le régime féodal, à reproduire les titres et qualités qui en étaient l’attribut ; enfin, de concourir de tout son pouvoir au maintien de la liberté et de l’égalité ».

Et vous ?

 

Paul-Napoléon Calland

Président du Mouvement Bonapartiste

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REFERENCES

*

« Dans tous les pays, la force cède aux qualités civiles. Les baïonnettes se baissent devant le prêtre qui parle au nom du ciel et devant l’homme qui impose par sa science. J’ai prédit à des militaires qui avaient quelques scrupules que jamais le gouvernement militaire ne prendrait en France, à moins que la nation ne fût abrutie par cinquante ans d’ignorance. Toutes les tentatives échoueront, et leurs auteurs en seront victimes. Ce n’est pas comme général que je gouverne, mais parce que la nation croit que j’ai les qualités civiles propres au gouvernement ; si elle n’avait pas cette opinion, le gouvernement ne se soutiendrait pas. Je savais ce que je faisais lorsque, général d’armée, je prenais la qualité de membre de l’Institut ; j’étais sûr d’être compris par le dernier tambour.

Il ne faut pas raisonner des siècles de barbarie aux temps actuels. Nous sommes trente millions d’hommes réunis par les lumières, la propriété et le commerce ; trois ou quatre cent mille militaires ne sont rien auprès de cette masse. Outre que le général ne commande que par les qualités civiles, lorsqu’il n’est plus en fonctions, il rentre dans l’ordre civil. Les soldats eux-mêmes ne sont que les enfants des citoyens. L’armée, c’est la nation. Si l’on considérait le militaire, abstraction faite de tous ses rapports, on se convaincrait qu’il ne connaît point d’autre loi que la force, qu’il ne voit que lui. L’homme civil, au contraire, ne voit que le bien général. Le propre des militaires est de tout vouloir despotiquement, celui de l’homme civil est de tout soumettre à la discussion, à la vérité, à la raison; elles ont leurs prismes divers, ils sont souvent trompeurs ; cependant la discussion produit la lumière. Si l’on distinguait les hommes en militaires et en civils, on établirait deux ordres, tandis qu’il n’y a qu’une nation ».

Propos du Premier Consul au Conseil d’Etat, le 4 mai 1802, rapportés par Thibaudeau, conseiller d’Etat.

*

« […] c’est une institution politique qui place dans la société des intermédiaires par lesquels les actes du pouvoir sont traduits à l’opinion avec fidélité et bienveillance et par lesquels l’opinion peut remonter jusqu’au pouvoir ».

Pierre-Louis Rœderer, conseiller d’Etat et rapporteur du projet de loi portant création d’une Légion d’Honneur au Corps législatif, le 15 floréal an X.   

 *

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 Minute de la loi du 29 floréal an X

(19 mai 1802)

portant création de la Légion d’honneur

 

Au nom du peuple français,

Bonaparte, Premier Consul,

Proclame loi de la République le décret suivant, rendu par le Corps législatif le Vingt neuf floréal an dix, conformément à la proposition faite par le Gouvernement le Vingt cinq du dit mois, communiquée au Tribunat le Vingt sept suivant.

 

DÉCRET

 

Titre 1er

 

Création et organisation de la Légion d’Honneur

 

Art. 1er

En exécution de l’article 87 de la Constitution, concernant les récompenses militaires, et pour récompenser aussi les services et les vertus civiles, il sera formé une légion d’honneur.

 

Art. 2

Cette légion sera composée d’un grand conseil d’administration, et de quinze cohortes, dont chacune aura son chef-lieu particulier.

 

Art. 3

Il sera affecté à chaque cohorte, des biens nationaux portant deux cent mille francs de rente.

 

Art. 4

Le grand conseil d’administration sera composé de sept grands officiers ; savoir, des trois Consuls, et de quatre autres membres, dont un sera nommé entre les sénateurs, par le Sénat ; un autre, entre les membres du Corps législatif, par le Corps législatif ; un autre, entre les membres du Tribunat, par le Tribunat ; et un enfin, entre les conseillers d’état, par le conseil d’état. Les membres du grand conseil d’administration conserveront, pendant leur vie, le titre de grand officier, lors même qu’ils seraient remplacés par l’effet de nouvelles élections.

 

Art. 5

Le premier Consul est, de droit, chef de la légion, et président du grand conseil d’administration.

 

Art. 6

Chaque cohorte sera composée :

– de sept grands officiers,

– de vingt commandans,

– de trente officiers,

– et de trois cent cinquante légionnaires.

Les membres de la légion sont à vie.

 

Art. 7

Il sera affecté à chaque grand officier cinq mille francs ;

A chaque commandans, deux mille francs ;

A chaque officier, mille francs ;

Et à chaque légionnaire, deux cent cinquante francs.

Ces traitements sont pris sur les biens affectés à chaque cohorte.

 

Art. 8

Chaque individu admis dans la légion, jurera, sur son honneur, de se dévouer au service de la République, à la conservation de son territoire dans son intégrité, à la défense de ses lois, et des propriétés qu’elles ont consacrées ; de combattre par tous les moyens que la justice, la raison et les lois autorisent, toute entreprise tendant à rétablir le régime féodal, à reproduire les titres et qualités qui en étaient l’attribut ; enfin, de concourir de tout son pouvoir au maintien de la liberté et de l’égalité.

 

Art. 9

Il sera établi dans chaque chef-lieu de cohorte, un hospice et des logements, pour recueillir soit les membres de la légion que leur vieillesse, leurs infirmités ou leurs blessures auraient mis dans l’impossibilité de servir l’État, soit les militaires qui, après avoir été blessés dans la guerre de la liberté, se trouveraient dans le besoin.

 

 

Titre Deux

 

 

Composition

 

Art. 1er

Sont membres de la légion tous les militaires qui ont reçu des armes d’honneur. Pourront y être nommés les militaires qui ont rendu des services majeurs à l’État dans la guerre de la liberté. Les citoyens qui, par leur savoir, leurs talents, leurs vertus, ont contribué à établir ou à défendre les principes de la République, ou fait aimer et respecter la justice ou l’administration publique.

 

Art. 2

Le grand conseil d’administration nommera les membres de la légion.

 

Art. 3

Durant les dix années de paix qui pourront suivre la première formation, les places qui viendront à vaquer demeureront vacantes jusqu’à concurrence du dixième de la légion, et, par la suite, jusqu’à concurrence du cinquième. Ces places ne seront remplies qu’à la fin de la première campagne.

 

Art. 4

En temps de guerre, il ne sera nommé aux places vacantes qu’à la fin de chaque campagne.`

 

Art. 5

En temps de guerre, les actions d’éclat feront titre pour tous les grades.

 

Art. 6

En temps de paix, il faudra avoir vingt cinq années de service militaire, pour pouvoir être nommé membre de la légion ; les années de service, en temps de guerre, compteront double, et chaque campagne de la guerre dernière comptera pour quatre années.

 

Art. 7

Les grands services rendus à l’État dans les fonctions législatives, la diplomatie, l’administration, la justice, ou les sciences, seront aussi des titres d’admission, pourvu que la personne qui les aura rendus ait fait partie de la garde nationale du lieu de son domicile.

 

Art. 8

La première organisation faite, nul ne sera admis dans la légion qu’il n’ait exercé pendant vingt cinq ans ses fonctions avec la distinction requise.

 

Art. 9

La première organisation faite, nul ne pourra parvenir à un grade supérieur qu’après avoir passé par le plus simple grade.

 

Art. 10

Les détails de l’organisation seront déterminés par des règlements d’administration publique : elle devra être faite au Ier Vendémiaire an XII ; et, passé ce temps, il ne pourra y être rien changé que par des lois.

 

Collationné à l’original, par nous président et secrétaires du Corps législatif. A Paris, le 29 Floréal, an X de la République française. Signé Rabaut le jeune, président ; Thiry, Tupinier, Bergier, Rigal, Secrétaires.

 

Soit la présente loi revêtue du sceau de l’État, insérée au Bulletin des lois, inscrite dans les registres des autorités judiciaires et administratives, et le ministre de la justice chargé d’en surveiller la publication.

A Paris, le 9 Prairial an X de la République.

 

 Et scellé du sceau de l’État.

Le Premier Consul

BONAPARTE

 

Pour le Premier Consul,

Le Secrétaire d’Etat

HUGUES B.MARET.

 

Vu, le ministre de la Justice,

ABRIAL

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J’AI EXCITE TOUTES LES EMULATIONS, RECOMPENSE TOUS LES MERITES, ET RECULE LES LIMITES DE LA GLOIRE

A propos mouvementbonapartiste

JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE 6 février 2010 1016 - * Déclaration à la préfecture de Meurthe-et-Moselle. MOUVEMENT BONAPARTISTE Objet : défendre, faire connaître et étendre les principes et valeurs du Bonapartisme. Il s’appuie sur l’adhésion populaire à une politique de redressement conjuguant les efforts des particuliers, associations et services de l’État. Le mouvement défend les principes bonapartistes sur lesquels il est fondé, et qui régissent son fonctionnement intérieur. Il défend également la mémoire de Napoléon le Grand, ainsi que celle de Napoléon III et de leurs fils, Napoléon II et Napoléon IV. Il reconnait Napoléon IV comme ayant régné sans avoir gouverné, en vertu du plébiscite de mai 1870. Le mouvement ne reconnait pas d’empereur après 1879, en vertu de l’absence de plébiscite. Républicain, il privilégie le bonheur, les intérêts et la gloire des peuples, et n’envisage de rétablissement de l’Empire que si les fondements en sont républicains et le régime approuvé par voie référendaire.
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