Le samedi 8 mars 1800 – 2014

DRAPEAU DU MOUVEMENT BONAPARTISTEMOUVEMENT BONAPARTISTE

TOUT POUR ET PAR LE PEUPLE
« Pour l’Honneur de la France, pour les intérêts sacrés de l’Humanité »

(Napoléon le Grand, 17 ventôse an VIII – samedi 8 mars 1800)

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Paris, 17 ventôse an VIII (samedi 8 mars 1800)

AUX PRÉFETS DES DÉPARTEMENTS.

Le vœu et l’espoir du Gouvernement, Citoyens, étaient que votre entrée dans l’administration fût marquée par la paix. Ses démarches pour l’obtenir sont connues de l’Europe; il l’a voulue avec franchise; il la voudra toujours quand elle sera digne de la nation.

Et en effet, après des succès qu’avouent ses ennemis, quelle autre ambition peut rester au Premier Consul que celle de rendre à la France son antique prospérité, d’y ramener les arts et les vertus de la paix, de guérir les blessures qu’a faites une révolution trop prolongée, et d’arracher enfin l’humanité tout entière au fléau qui la dévore depuis tant d’années? Tels étaient ses sentiments et ses vœux lorsqu’il signait la paix à Campo-Formio; ils n’ont pu que s’accroître et se fortifier, depuis qu’une confiance honorable l’a porté à la première magistrature et lui a imposé le devoir plus étroit de travailler au bonheur des Français.

Cependant ses désirs ne sont point accomplis. L’Angleterre respire encore la guerre et l’humiliation de la France. Les autres puissances,  pour se déterminer, attendent quelle sera notre attitude et quelles seront nos ressources.

Si nous sommes toujours cette nation qui a étonné l’Europe de son audace et de ses succès, si une juste confiance ranime nos forces et nos  moyens, nous n’avons qu’à nous montrer, et le continent aura la paix. C’est là ce qu’il faut faire sentir aux Français, c’est à un généreux et dernier effort qu’il faut appeler tous ceux qui ont une patrie et l’honneur national à défendre. Déployez, pour ranimer ce feu sacré, tout ce que vous avez d’énergie, tout ce que votre réputation et vos talents doivent vous donner de pouvoir et d’influence sur les esprits et sur les cœurs. Portez dans les familles cette juste confiance que le Gouvernement ne veut que le bonheur public, que les sacrifices qu’il demande seront les derniers sacrifices et la source de la prospérité commune. Réveillez dans les jeunes citoyens cet enthousiasme qui a toujours caractérisé les Français; qu’ils entendent la voix de l’honneur et la voix plus puissante de la patrie; qu’ils se remontrent ce qu’ils étaient aux premiers jours de la révolution, ce qu’ils n’ont pu cesser d’être que quand ils ont cru qu’ils avaient à combattre pour des factions. Qu’à votre voix paternelle tout s’ébranle. Ce ne sont plus les accents de la terreur qu’il faut faire entendre aux Français. Ils aiment 1’honneur, ils aiment la patrie : ils aimeront un Gouvernement qui ne veut exister que pour l’un et pour l’autre. Vous trouverez, dans la proclamation ci-jointe et dans l’arrêté qui l’accompagne, tout ce que les Consuls attendent de votre zèle et du courage des Français.

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Paris, 17 ventôse an VIII (samedi 8 mars 1800).

Français, vous désirez la paix. Votre Gouvernement la désire avec plus d’ardeur encore. Ses premiers vœux, ses démarches constantes ont été pour elle. Le ministère anglais a trahi le secret de son horrible politique. Déchirer la France, détruire sa marine et ses ports, l’effacer du tableau de l’Europe, on l’abaisser au rang des puissances secondaires; tenir toutes les nations du continent divisées, pour s’emparer du commerce de toutes et s’enrichir de leurs dépouilles; c’est pour obtenir cet affreux succès que l’Angleterre répand l’or, prodigue les promesses et multiplie les intrigues.

Mais ni l’or, ni les promesses, ni les intrigues de l’Angleterre n’enchaîneront à ses vues les puissances du continent. Elles ont entendu le vœu de la France; elles connaissent la modération des principes qui la dirigent; elles écouteront la voix de l’humanité et la voix puissante de leur intérêt. Si elles balancent, le Gouvernement, qui n’a pas craint d’offrir et de solliciter la paix, se souviendra que c’est à vous de la commander.

Pour la commander, il faut de l’argent, du fer et des soldats. Que tous s’empressent de payer le tribut qu’ils doivent à la défense commune. Que les jeunes citoyens se lèvent. Ce n’est plus pour des factions, ce n’est plus pour le choix des tyrans qu’ils vont s’armer; c’est pour la garantie de ce qu’ils ont de plus cher,  c’est pour l’honneur de la France, c’est pour les intérêts sacrés de l’humanité.

Déjà les armées ont repris cette attitude, présage de la victoire; à leur aspect, à l’aspect de la nation entière réunie dans les mêmes intérêts et dans les mêmes vœux, n’en doutez point, Français, vous n’aurez plus d’ennemis sur le continent. Que si quelque puissance encore veut tenter le sort dans des combats, le Premier Consul a promis la paix; il ira la conquérir à la tête des guerriers qu’il a plus d’une fois conduits  à la victoire. Avec eux, il saura retrouver ces champs encore pleins de souvenirs de leurs exploits; mais, au milieu des batailles, il invoquera la paix, et il jure de ne combattre que pour le bonheur de la France et le repos du monde.

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Paris, 17 ventôse an VIII (samedi 8 mars 1800)

ARRÊTÉ

Les Consuls arrêtent:

ARTICLE 1er. – Le département qui, à la fin de germinal, aura payé la plus forte partie de ses contributions, sera proclamé comme ayant bien mérité de la patrie. Son nom sera donné à la principale place de Paris.


ART. 2. – Tous les anciens soldats qui auraient obtenu leur congé, tous ceux qui, même faisant partie des compagnies de vétérans, sont encore en état de faire la campagne, tous les jeunes gens de la réquisition et de la conscription, seront sommés, au nom de l’honneur, par une proclamation des préfets et des généraux commandant les divisions, de rejoindre leurs drapeaux avant le 15 germinal. Ceux qui ne seraient attachés à aucun corps se rendront au quartier général de l’armée de réserve, à Dijon, où ils seront armés et habillés. Le Premier Consul les passera en revue dans le courant de germinal.


ART. 3. – Les citoyens français, autres que ceux nommés à l’article 2, qui, dans cette circonstance extraordinaire, voudront accompagner le Premier Consul et participer aux périls et à la gloire de la prochaine campagne, se feront inscrire chez les préfets et sous-préfets. Le ministre de la guerre donnera les ordres nécessaires pour qu’ils soient formés en bataillons volontaires. Ceux qui auraient le moyen de se procurer des chevaux seront formés en escadrons volontaires. Ils seront définitivement organisés à Dijon, et les officiers seront nommés par le Premier Consul.


ART. 4. – Au 20 germinal prochain, les préfets de chaque département enverront au ministre de l’intérieur l’état des jeunes gens qu’ils auront fait rejoindre, et il en sera fait un rapport aux Consuls de la République, qui feront proclamer dans toute la République et à la tête des armées les six départements qui auront le plus fourni, comme les plus sensibles à l’honneur et à la gloire de la patrie.

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A propos mouvementbonapartiste

JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE 6 février 2010 1016 - * Déclaration à la préfecture de Meurthe-et-Moselle. MOUVEMENT BONAPARTISTE Objet : défendre, faire connaître et étendre les principes et valeurs du Bonapartisme. Il s’appuie sur l’adhésion populaire à une politique de redressement conjuguant les efforts des particuliers, associations et services de l’État. Le mouvement défend les principes bonapartistes sur lesquels il est fondé, et qui régissent son fonctionnement intérieur. Il défend également la mémoire de Napoléon le Grand, ainsi que celle de Napoléon III et de leurs fils, Napoléon II et Napoléon IV. Il reconnait Napoléon IV comme ayant régné sans avoir gouverné, en vertu du plébiscite de mai 1870. Le mouvement ne reconnait pas d’empereur après 1879, en vertu de l’absence de plébiscite. Républicain, il privilégie le bonheur, les intérêts et la gloire des peuples, et n’envisage de rétablissement de l’Empire que si les fondements en sont républicains et le régime approuvé par voie référendaire.
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3 commentaires pour Le samedi 8 mars 1800 – 2014

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